Que sais-tu

Que sais tu de la joie si tu n’as pas couru
Ballotté en tous sens comme par une houle
Aveugle et trébuchant au milieu de la foule
Poursuivant une enfance à jamais disparue

Que sais tu de désir si tu t’es endormi
Tous les soirs de ta vie près d’un corps chaud et tendre
Si tu fus satisfait sans avoir à attendre
Si tu as tout reçu sans en payer le prix

Que sais tu du bonheur si tu n’a pas pleuré
En pénétrant un soir dans une chambre vide
Brulé par la douleur comme par un acide
Parce qu’un vieux miroir renvoyait ton reflet

Que sais tu de la vie si tu n’es jamais mort
D’avoir bu trop de vin en espérant le pire
Rongé par des chagrins si forts qu’ils te déchirent
Abandonné de tous écrasé de remords

 Que sais tu de la vie si tu n’es jamais mort

© Emile Brami

 

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